Meta envisage de supprimer les paiements pour le contenu des actualités de Californie.
Meta Platforms (META.O), la société mère de Facebook, a annoncé mercredi son intention de retirer le contenu des actualités en Californie, son État d’origine, si le gouvernement de l’État adopte une législation exigeant que les entreprises technologiques rémunèrent les éditeurs.
La proposition de loi californienne visant à préserver le journalisme obligerait les « plateformes en ligne » à verser des « frais d’utilisation du journalisme » aux fournisseurs d’informations dont le travail est diffusé sur leurs services, dans le but de redresser le déclin du secteur de l’information locale.
Dans une déclaration publiée sur Twitter, Andy Stone, porte-parole de Meta, a critiqué le système de paiement comme une « caisse noire » et a souligné que le projet de loi favoriserait principalement les « grandes entreprises médiatiques basées en dehors de l’État, sous prétexte d’aider les éditeurs californiens ».
C’est la première réaction de Meta concernant le projet de loi californien, bien que la société ait déjà mené des batailles similaires concernant la rémunération des éditeurs de nouvelles au niveau fédéral et dans d’autres pays.
En décembre, Andy Stone avait déjà déclaré que Meta supprimerait intégralement les actualités de sa plateforme si le Congrès américain adoptait une législation similaire à la proposition californienne.
En réponse à la législation proposée au Canada, Meta a également menacé de retirer les actualités dans ce pays.
De même, Google Alphabet (GOOGL.O) a annoncé qu’il supprimerait les liens vers des articles de presse des résultats de recherche canadiens.
Ces propositions sont similaires à une loi révolutionnaire adoptée par l’Australie en 2021, qui avait également suscité des menaces de réduction de services de la part de Facebook et de Google.
Finalement, les deux sociétés ont conclu des accords avec des entreprises médiatiques australiennes après que des amendements ont été apportés à la législation, bien que cela ait entraîné une courte fermeture des flux d’actualités Facebook en Australie.
Un rapport gouvernemental australien publié en décembre a conclu que la loi avait été largement efficace.
Google n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaire de Reuters concernant le projet de loi californien.